Маргарита Чхеидзе

Суббота 14 мая 2011 г. в 20:00

Маргарита Чхеидзе

пианистка, Заслуженная артистка России, Народная артистка Грузии, солистка Москонцерта

В программе :

  • Wolfgang Amadeus Mozart: rondo en ré majeur K.485 et Fantasie en ré mineur K 397
  • Franz Schubert: impromptus op.90 n° 2 et 4 et Moment Musical op. 94 N°3
  • Sergueï Rakhmaninov : Prélude op.32 N°12 et Prélude op. 23 N°7
  • Alexandre Scriabine: 7 Préludes du op. 11, 17 i 22, Préludes op. 11 N°4, 10, 17 et 20, Prélude op. 17 N° 6, Prélude op. 22 N° 2 et 3, Poèmes op. 32, N°1 et 2, Etudes op. 2 N°1 et op. 8 N°12
  • Frédéric Chopin :Scherzo n°2 (si bémol mineur, op.31)

Справки : 06 07 94 50 97 – e-mail : psnelgrove@noos.fr

Свободное участие в расходах

The Scots Kirk Paris
17, rue Bayard – Paris 75008
M° : Franklin D. Roosevelt ou Champs-Élysées Clemenceau

 


Margarita Tchkhéïdsé est née dans une famille géorgienne noble de Tbilissi. Elle a commencé le piano a l’âge de 3 ans. Dès les premières auditions, elle s’est révélée très douée (Sonatine de Beethoven à 5 ans) et elle a été sélectionnée pour le groupe dit « des enfants talentueux » plus tard érigé en véritable école à Tbilissi. A 9 ans, elle se produisait dans un concerto de Beethoven avec l’orchestre symphonique de Tbilissi, dirigé par Odyssée Dmitriadi.

Les trois piliers de l’école russe de piano étaient alors Goldenweiser, Igoumnov et Neuhaus. A l’âge de 17 ans, donc, ses classes achevées à Tbilissi, Margarita Chkhéïdsé fut présentée au grand conservatoire de MOSCOU, dit Conservatoire Tchaïkovsky.

Chacune des 15 républiques de l’Union Soviétique y présentait ses meilleurs éléments ; mais il y n’y avait que 4 places en jeu, 20 places étant réservées aux sortants de l’école moscovite centrale – auprès des conservatoires. Sur 84 candidats venus de diverses républiques, la jeune Margarita Tchkhéïdsé fut reçue première.

Son professeur fut Goldenweiser, de qui elle apprit beaucoup. Mais c’est Neuhaus qui, au Concours Chopin, comme elle jouait avant-dernière des vingt concurrents, déclara « En écoutant tous ceux qui ont joué, je me suis dit que Chopin était mort ; j’écoute cette jeune fille et je comprends qu’il vit encore. » Le jugement de ce maître – celui-ci même qui apprit à Richter à obtenir « une sonorité pleinement chantante » – servit d’étoile à Margarita Tchkhéïdsé depuis lors.

Moscou a retenu la jeune pianiste en lui offrant comme premier poste d’être « konzertmeister » à l’opéra Bolchoï. Non seulement elle y joua comme soliste, mais elle assura quotidiennement les partitions pianistiques pour accompagner les ballets de Prokofiev, Tchaïkovski et d’autres et pour des ballerines comme Maya Plissetskaïa ou Galina Oulanova.

En 1956, à Salzbourg, elle a été élue meilleure interprète de Mozart. Toute sa carrière s’est déroulée : elle est partie en tournée devant d’innombrables publics de toute l’URSS. A Berlin, elle s’est produite avec ses chefs d’orchestre allemands et américains (Kurt Sanderling, Hans-Peter Franck, Thomas Meyer). Elle a dirigé à Tbilissi le département de piano de l’Académie Nationale de Géorgie.

Le XXIe siècle l’a vu exécuter ses propres compositions – de jazz – principalement en Californie.

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